fév 15

Ce lundi soir, les édiles de Neupré rencontraient les riverains de Plainevaux pour leur exposer les derniers plans de la maison communautaire qui doit s’implanter, en septembre prochain, au milieu de leur village.

Le nouveau bâtiment doit remplacer un local vétuste utilisé par les mouvements de jeunesse. Tant qu’à faire, les élus ont décidé d’en agrandir sa surface afin de le voir abriter bibliothèque et salle communautaire pouvant accueillir 150 personnes debout. De quoi terroriser les riverains, qui craignent pour la quiétude de leurs nuits. « Pourquoi ne pas faire ça ailleurs ? », demande un riverain. « On aurait pu mettre les jeunes à la place du terrain de foot », rétorque un autre. Et l’échevin D’Inverno, en charge de l’urbanisme, d’expliquer que la région wallonne demande qu’on densifie les centres des villages pour en préserver leur couronne verte. « On ne peut pas décentrer notre village, alors ? », ose une petite dame qui croit avoir trouvé la solution pour garder son sommeil indemne. Pas moyen : le centre du village restera bien le même, on ne change pas les cartes pour éviter les jeunes. Vient le moment de parler bruit : « Les jeunes, ça klaxonne quand ça arrive, ça klaxonne quand ca part. On n’est pas contre eux mais on n’a pas envie de se réveiller à 2 heures du mat’ ! », s’insurge un Neupréen, qui se demande si les ados de Seraing ne viendront pas en renfort occuper les devantures de leurs demeures. Sérésiens ou Neupréens, si les jeunes font trop de bruit, promet le bourgmestre, il sortira de son lit pour faire cesser leurs activités nocturnes. A 63 ans, il faudra qu’il conserve la santé. A moins qu’il ne cherche à combler un trop-plein d’insomnie. WAUTERS LAURENCE Le Soir jeudi 15 février 2007

fév 03

Neupré attend toujours ses ronds-points

La route du Condroz verra-t-elle enfin arriver son ou ses ronds-points ? Depuis plusieurs années, les Neupréens tirent la sonnette d’alarme : la commune, qui abrite sur une distance de quelques kilomètres trois carrefours fortement « accidentogènes », ne dispose d’aucun giratoire. Un nouvel accident a encore eu lieu le week-end dernier…

Elle les espérait déjà lorsqu’elle a concrétisé, en 2005, son nouveau schéma de structure. Préparant la transformation de l’« autoroute du Condroz » en un boulevard, elle a renforcé sa vigilance sur l’esthétique des commerces bordant cette voie en limitant la hauteur des totems publicitaires. Les plans de magasins avec parking à l’avant sont désormais refusés par l’urbanisme. A cent à l’heure, les voitures ne regardent pas à l’esthétique, à soixante, tout serait différent.

 

Mais, du côté du MET, les choses ont été moins vite qu’espéré. Neupré voulait étrenner son tout premier rond-point cette année, sur le plus mortel de ses carrefours (un des points noirs de Wallonie), celui du Chêne Madame. L’auteur de projet a été désigné, mais le carrefour ne sera construit, si les budgets sont bien libérés par la Région, qu’en 2008-2009. Le bureau Greisch, chargé de plancher sur la question, vient de sortir un avant-avant projet, soumis à la Commission consultative d’Aménagement du Territoire (CCAT) et à la commune. Il a été renvoyé avec demande de renseignements complémentaires, mais l’idée d’un double rond-point semble se préciser. « Nous aurions un premier, au niveau du garage Collignon, suivi d’une ligne droite puis d’un deuxième face à la banque ING », explique l’échevin des travaux Jean-Pascal D’Inverno. Dans les cartons du MET figure également l’idée d’un rond-point au niveau du carrefour dit « de la pêcherie ». Les camions, pour obliquer vers Liège, doivent faire 4 kilomètres aller-retour vers Nandrin. Ils ne le font généralement pas et optent pour la route d’Esneux, au grand dam des riverains.

WAUTERS LAURENCE   Le Soir  samedi 03 février 2007